Cher ami lecteur,
c’est devant une journée venteuse que nous nous trouvons actuellement. Non seulement parce que le Joran souffle à écorner les scarabées, mais aussi parce que l’équipe de Morges ressemble à une sorte d’Everest pour nos amis lucensois. C’est en effet un groupe expérimenté et bien rodé que va devoir se coltiner le TC Lucens aujourd’hui.
sachant la buvette du club particulièrement accueillante, je suis venu tôt ce matin et j’ai pu voir défiler un nombre incalculable de joueurs de talent sur les nombreux courts à disposition. Et encore je ne les ai certainement pas tous vus, du fait que certains terrains ne sont pas visibles depuis la terrasse sur laquelle je me trouve actuellement, accompagné par quelques verres malheureusement déjà vides…
… mademoiselle, vous me remettrez les 3 soeurs et la cousine lors de votre prochain passage, s’il-vous-plaît …
on voit tout de suite en arrivant que le club a une structure certaine, il n’y a qu’à voir la qualité de la buvette, et une vraie dynamique de compétition. Franchement, je pense que certains présidents devraient se déplacer et prendre des notes pour améliorer rapidement leurs propres infrastructures, je dis ça, je dis rien…
… merci, mademoiselle, vous êtes bien urbaine. Pensez à venir me voir régulièrement, ma soif n’a jamais de limite …
bien revenons à cette fine analyse d’avant match… Lucens se présente aujourd’hui en tant que premier de groupe depuis sa victoire fleuve sur Cossonay. Comme leurs adversaires ne connaissent pas encore le potentiel de cette équipe, il se peut que l’effet de surprise joue en faveur des lucensois. C’est peut-être d’ailleurs le seul argument qu’ils ont à amener sur les terrains. In cauda venenum, comme le disait ci-souvent un collègue de cours sans que je sache ce que cela signifiait, mais ça fait joli dans le texte. Nous allons voir, ce soir à la fin des matchs, si Lucens aura su ou pu empoisonner suffisament son adversaire pour ramener un maximum de points…
… wouaw, je vous aime déjà, mademoiselle, vous semblez lire dans mes pensées en m’apportant ce verre. En plus c’est la tournée du patron… là on est au top, c’est moi qui vous le dit …
Georges Boissabierre pour 1664 Farniente Corporation, mai 2016, Morges

