cher ami du beau jeu, bonjour,
dans mon billet d’avant match, la semaine passée, j’avais relevé que Lucens avait deux défis majeurs à relever à partir de ce fameux dimanche 6 mai 2018 : achalander correctement sa buvette et obtenir un résultat correct au niveau de la compétition contre Morges. Force est de constater que c’est un échec cuisant sur les deux plans.
voyez plutôt : les matchs étaient à peine terminés, que déjà on m’annonçait qu’il n’y avait plus de bière. Je n’ai trouvé trace de ma boisson anisée favorite nulle part et, je vous prie de me croire, ce n’est pas faute d’avoir cherché. Bien sûr, on m’a proposé, comme chaque année, une infâme bière sans alcool : je pense qu’ils doivent avoir du stock à la cave pour les 20 prochaines années… En dernier recourt, un membre de l’équipe dont je tairai le nom pour ne pas l’accabler, m’a proposé de l’eau. Je me suis permis de lui rappeler le regrettable incident nucléaire de 1969 dont, au passage, il semblait tout ignorer. Bref, les années se suivent et se ressemble beaucoup trop à mon goût. Il va falloir que cela change, moi je vous le dis, ou vous n’aurez plus aucun supporter dans les tribunes champs ces prochain temps.
refermons vite ce triste chapitre sur l’intendance, pour nous concentrer sur le sportif. Que dire… Mais que, malheureusement, là aussi les années se suivent et se ressemblent. En 2016, les Lucensois avaient trouvé moult excuses pour justifier une défaite cuisante et pourtant certainement évitable contre leur adversaire du jour. Les joueurs étaient novices dans la compétition, le joran soufflait fort ce jour-là, Morges avait joué la montre en retardant le début des matchs, l’éloignement de tout public des courts, tout cela avait servi d’excuse et permis de cacher la vrai raison de cet échec : le faible niveau général de l’équipe.
la Broye et la Cerjaule ont coulé sous les ponts depuis. Les joueurs de Lucens ont mûri, se sont aguerris… Ils ont eu l’avantage du terrain, ont pu jouer sur les deux meilleurs courts, proches de leur public enthousiaste… L’horaire a été respecté à la lettre… Seul le vent est revenu dans la partie…
alors pourquoi et comment l’équipe a-t-elle réussi à reprendre une rouste mémorable, à perdre à nouveau sur le score de 5 matchs à 2 ? C’est à cette question que je vais essayer de répondre pour toi, cher ami du beau jeu, en analysant dans le détail et sans concession, la rencontre et les matchs avec chacun des acteurs.
j’ai convoqué les joueurs en terrain neutre et surtout dans un endroit qui rempli certains critères de qualité et de quantité au niveau de la cantine, je veux parler du café du Poids. Situé au centre du village, cela obligera chaque joueur à le traverser, subissant ainsi les quolibets des autochtones, une fois de plus profondément déçu par la performance de l’équipe.
… patron, il est temps d’ouvrir les hostilités ! Met-moi un double anisé avec un tout petit peu d’eau, mais pas celle du robinet, certainement contaminée, et quelques glaçons …
en bon capitaine c’est Julien qui se présente en premier, prêt à assumer pleinement sa responsabilité concernant les performances son équipe.
merci de venir répondre à quelques questions, Julien, je suis content de voir que tu es prêt à prendre le taureau par les cornes et à me livrer ton analyse.
c’est naturel, mon cher Georges, ce n’est pas dans mes habitudes de fuir devant l’adversité. Même dans les moments pénibles, mon esprit combatif me pousse vers l’avant et me fait ressortir le positif de la situation.
je reconnais, en effet, ton allant et ton énergie habituel, pourtant, sur le court, que se soit en simple ou en double, tu as semblé peiner et sans solution. Je me trompe ?
c’est aller un peu vite en besogne que d’affirmer de telles choses, Georges. Le score de mon simple, par exemple, ne reflète pas la physionomie de la partie. Il y a eu match. J’ai défendu bec et ongle, mon territoire et mon honneur. Aujourd’hui, je me regarde en face dans le miroir et si je suis tout rouge, ce n’est pas de honte, mais à cause du soleil de ce dimanche.
… en effet, le soleil a tapé dur toute la journée. Cela s’est ressenti sur ma consommation de bière, d’ailleurs. J’en garde un certain goût d’inachevé aussi. Patron, tu as de la bonne bière ici ? Alors, met-moi un bock bien plein s’il-te-plaît …
mais revenons au match. Je te l’accorde, cher Julien, tu t’es battu avec tes moyens et le match a été intense. Mais à la fin, c’est toujours Morges qui gagne. Je me suis laissé dire que tu n’avais pas été très assidu durant les entrainements hivernaux. Je me suis laissé dire que tu avais profité de ce long et neigeux hivers, pour te laisser aller aux excès de la table, le bon vin et la riche nourriture ayant bien arrondi tes formes et diminué ton endurance physique légendaire. Ne sont-ce là que des ragots ?
je ne veux pas tout nier en bloc, ce serait mentir à mon public. Il faut pourtant savoir que si j’ai diminué ma présence aux entrainements c’est parce que mon nouveau job m’a pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais. Il a fallu que j’explique, en détails, à mes nouveaux employeurs et à mes sous-fifres collaborateurs, comment j’entendais réorganiser l’entreprise et qu’est-ce que j’attendais d’eux dans leur support de mes actions correctives, rapport à la désorganisation ambiante. Il faut aussi savoir que si j’ai péché, ce n’est pas par gourmandise, mais bien par obligation professionnelle. Les nombreuses séances internes nécessaires au reconditionnement des membres de l’entreprise, se sont invariablement terminées par de copieux repas, essentiels pour garder la bonne ambiance que j’ai su insuffler au sein de l’équipe. A cela se sont évidement ajoutés de nombreuses rencontres avec nos clients et fournisseurs, avec qui j’ai aussi partagé de bons moments de convivialité, me permettant ainsi de poser un excellent climat de confiance nécessaire à la bonne marche des affaires. Tu vois donc mon cher Georges, que tout n’est pas de ma faute.
c’est reçu 5 sur 5, Julien. Je comprends bien le choix de tes priorités. Cela reste tout de même inquiétant pour la suite de la compétition. De plus ton absence a eu des répercutions sur le taux de présence des autres membres de l’équipe. Les dommages collatéraux de ton absentéisme pourraient avoir des conséquences dramatiques sur la saison en cours.
j’ai en effet détecté le problème très tôt cet hiver. Je constate ainsi que, comme toujours, je suis la pierre angulaire de cet édifice qu’est notre équipe, la clef de voute du club de Lucens. C’est lourd à porter, mais c’est mon fardeau et je l’accepte. En tant que capitaine, j’assume ma pleine et entière responsabilité. Il faut tout de même remarquer que, même absent, j’ai distillé mes conseils et envoyé mes plans d’entrainement sous forme électronique. Je constate qu’une fois de plus personne ne s’est donné la peine de lire mes messages.
avec le temps, tu devrais savoir, qu’à part ton Président, tu n’es pas entouré de geek. Pour eux rien ne vaux une présence assidue et des coups de bâton en guise de motivant.
oui je le sais. Nullus tenetur ad impossibile, tu le sais mieux que moi Georges. J’ai une fois de plus placé ma confiance là où je n’aurais pas du.
avant de terminer, un mot sur le double que tu as joué avec Gérald ?
encore un problème de confiance… Gérald a très spontanément fait son mea culpa avant la rencontre, admettant honnêtement son manque chronique d’entrainement et donc de compétitivité. Il a donc laissé sa place en simple, me promettant une combativité sans faille durant le double. Et je l’ai cru…
houlà, tu sembles rejeter la faute sur ses frêles épaules, mais il faut être deux pour gagner ou perdre un match, non ?
mon cher Georges, c’est exactement ce que je n’ai cessé de lui dire durant notre défaite : « il faut être deux pour gagner un match en double … »
aïe, voilà Julien qui retombe dans ses travers, en oubliant de soutenir ses équipiers dans le malheur. Cher Julien, je te souhaite une excellente suite de compétition, en espérant qu’au fil des rencontres la forme revienne et que tes performances égalent le niveau des tes ambitions.
… patron, verse-moi 5 de rosé, cet interview part sur les chapeaux de roues et va être hautement intéressante, je le pressens …
honneur aux vainqueurs, c’est Jean-Pierre qui se présente à la suite de son capitaine pour cet exercice périlleux qu’est l’interview.
Jean-Pierre, quelle façon plus que magnifique que d’étrenner ton nouveau statut de R7 avec une victoire sèche et rapide ?
en effet, Monsieur Boissabierre, j’avais à cœur de prouver à tous les ronchons qui m’entourent que mon niveau de tennis valait bien, au minimum, mon matricule.
certains doutes subsistent concernant l’obtention de ce statut. Tu finis la saison estivale 2017 en tant que R8, tu ne joues aucune compétition pendant l’hiver et te voilà au printemps R7. Bizarre, non ?
je tiens en premier lieu à préciser pour votre mémoire qui me semble courte, que Sébastien a vécu la même expérience en début de saison 2017. Lui n’a pas su tenir son rang et se retrouve aujourd’hui R9… Moi, je prouverai au monde entier que l’intervention de mes cousins siciliens auprès des décideurs de Swiss Tennis, n’a fait qu’accélérer un processus déjà en marche.
tu m’en diras tant… Qu’est-ce que tes cousins ont à voir dans l’évolution de ton classement ?
voyez-vous, cher Georges, je crois que personne ne met en doute mes qualités tennistiques, ou alors ceux qui se le sont permis dans le passé, ne sont plus là pour en parler. Le soucis que j’avais depuis quelques temps, c’est que les instances dirigeantes du tennis suisse, avait un mal fou à mettre mon dossier de requalification de niveau sur le haut de la pile. Malgré mes menaces demandes répétées et appuyées, je végétais toujours dans la sombre catégorie de R8. J’ai donc demandé à mes cousins de bien vouloir quitter leur île et de faire une visite, courtoise, à ces messieurs-dames.
mais c’est illégal, ce genre de méthode !
ne voyez pas cela comme quelque chose d’illégal, s’il-vous-plaît. Mon dossier était lourd comme du béton sicilien, ma candidature à un sur-classement était ronde comme un tonneau sicilien, je n’ai que fait avancer une chose qui était de tout façon inéluctable. Pourquoi attendre que cela vienne naturellement quand il est possible de le faire artificiellement. Mes cousines siciliennes me le disent à chaque rencontre concernant la culture des tomates et de l’utilisation d’engrais à outrance.
c’est en Sicile, Outrance ?
pas à Outrance, mais à outrance, en masse quoi…
ah oui, suis-je bête… Bon oublions ton matricule, parle-nous de ton match en simple.
déjà, Julien a enfin compris qu’il devait me faire jouer en premier, en numéro uno. C’est important, pour un joueur de mon acabit, que je ne perde pas mon influx en attente inutile. Plus j’attends, moins je suis performant. Ensuite, je joue leur numéro un et je l’écrabouille, je le réduis en miettes, j’en fais de la pâtée que même les chiens y z’en voudraient pas. Le premier set, je vole au-dessus du terrain. Je suis aérien, mes balles vont exactement, au millimètre près, là où je veux qu’elles aillent. Vous me mettez mon idole Rodger en face, je l’écœure de la même manière, tellement je suis au-dessus, dans la zone. Dans le deuxième set, pour ne pas que cela semble louche, je laisse quelques points à mon adversaire, juste pour éviter d’éveiller l’attention.
j’ai peur de comprendre, tu as mis tes cousins sur le coup ?
il faut que vous me compreniez Georges, mes cousins, ils étaient encore en Suisse pour traiter avec Swiss Tennis pour mon futur matricule R6. J’ai profité pour les envoyer dans la région morgeoise morgienne faire un petit tour chez mon adversaire. C’était en toute gentillesse, ils ont apporté quelques tomates en plus des consignes conseils de jeu. C’est de bonne guerre par les temps qui courent.
bon d’accord, mais c’est tout de même un peu limite. Mais du coup, le double, tu n’as pas fait pression sur tes adversaires ?
je ne pensais pas que Julien me ferait jouer en double ce dimanche. J’ai donc été pris un peu de court et n’ai pas pu réagir. En plus, Jean-Luc, m’a assuré qu’il était dans la forme de sa vie et que le match ne serait qu’une formalité. J’ai eu tort de lui faire confiance. Suite à son accident durant la semaine, son dos endolori ne lui a pas permis de tenir la distance. Il s’est littéralement effondré sur la fin du match. Je suis évidement très déçu, cette défaite sur mon palmarès fait comme un point noir sur le nez. Comme nous sommes amis d’enfance avec Jean-Luc, il n’aura pas à subir de représailles de ma part, mais je ne suis pas sûr de vouloir rejouer avec lui par la suite.
eh ben, voilà pour l’ambiance… Merci Jean-Pierre, je te souhaite bien entendu une excellente suite de saison, même si je pense qu’avec l’aide de tes cousins, elle ne devrait pas te poser de problème.
… patron, ne serait-ce pas par le plus grand des hasards l’heure de l’apéro ? Tu me mets un double 51 comme tout à l’heure, ce serait parfait …
Sébastien, bienvenu à ma table, alors heureux de cette victoire ?
on ne peut pas plus, mon cher Georges, effectivement.
j’ai cru comprendre que tu as pris un sérieux coup au moral suite à la perte de ton classement R7, passant même de R8 en automne à R9 ce printemps.
un gros coup au moral n’est que le prénom, en effet. Bien sûr, ma saison 2017 a été catastrophique, mais de là à me faire recommencer à zéro, cela n’est pas admissible. Mon égo, surdimensionné, a été attaqué de front et j’ai cru ne pas m’en remettre. De plus, à la lecture de ce nouveau classement, j’ai immédiatement pris contact avec les cousins siciliens d’un proche. Je pensais les faire intercéder en ma faveur auprès des fonctionnaires haineux de Swiss Tennis, ils ont des arguments diplomatiques semble-t-il assez… radicaux. Malheureusement, ils avaient déjà reçu un mandat de leur cousin et ne voulaient pas se disperser. J’ai donc du accepter l’inéluctable…
du coup, ce premier match avait un petit air de revanche contre le destin, non ?
je suis certainement rentré sur le court avec le couteau entre les dents et avec la volonté de prouver au petit monde du tennis suisse, que mon classement ne m’empêcherait pas de jouer les premiers rôles dans cette compétition. J’ai d’ailleurs envoyé, ce matin même, le résultat de mon match à Madame Rosser, Directrice Compétition chez Swiss Tennis, sans commentaire, je crois qu’elle comprendra le message.
peux-tu me faire une petite analyse du déroulement du match ?
d’abord, je me suis retrouvé à chauffer sur le court numéro trois contre mon adversaire. Cela n’est pas habituel. Je dois dire que je suis sorti de ce petit quart d’heure, un peu ébranlé. Le lascar avait un lift très prononcé donnant à sa balle une vitesse dérangeante après le rebond. Je me suis déjà vu engagé dans un match difficile, comme mon premier match de l’année passée, perdu sèchement, dois-je le rappeler. Mon expérience et ma grande maturité, m’ont permis de ne pas paniquer. Je sais que le niveau à l’échauffement n’est pas toujours le même qu’en match. Beaucoup de joueurs perdent une grande partie de leurs moyens en compétition. Cela s’est confirmé très vite. Mon adversaire n’avait pas de service et n’a pas réussi à lifter comme il aurait voulu le faire. Du coup, je mène rapidement 4 à 1.
mais c’est là que tu te fais remonter…
en effet, je me devais de boucler ce set beaucoup plus rapidement. Malheureusement, un service un peu moins performant, une perte totale de concentration et très rapidement, un niveau de trouillomètre à zéro font que nous nous retrouvons engagés tous les deux dans un tie-break de tous les dangers. Heureusement, je m’en sors et le gagne. Je pense que cela lui a mis un gros coup au moral, le deuxième set a été un poil plus simple. Mes sautes de concentration m’inquiètent, il faut me l’avouer. Je ne sais pas tuer un match et me met ainsi souvent dans des difficultés inutiles.
malgré tout, tu vas pouvoir t’appuyer sur cette victoire pour construire un avenir et organiser ta remontada au classement.
c’est évidement le cas. J’ai appris ce dimanche que je dois être patient et concentré durant les matchs. Rien n’est perdu avant que l’arbitre n’annonce jeu, set et match. Il est donc important de jouer chaque balle, l’une après l’autre, sans paniquer. Comme je le dis tout le temps : le tennis pour gagner c’est simple, il suffit de mettre la balle dans les limites du terrain, une fois de plus que son adversaire.
voilà qui est très sage. Un mot sur la suite de la compétition, la rencontre suivante se joue déjà dimanche prochain, à Yverdon.
mon cher Georges, c’est le dur quotidien de nous autres sportifs d’élite du dimanche : pas le temps de se reposer, nous repartons au front dés la bataille terminée. Yverdon est une ville importante, on peut donc s’attendre à de la qualité sur le terrain. On verra sur place. Mais je me réjouis déjà de retrouver mes partenaires pour écrire une page supplémentaire de nos aventures.
merci, Sébastien, pour cette analyse pertinente et pour cette grande sagesse qui te caractérise nouvellement. Bon courage pour cette course aux points et pour tes futurs matchs.
… patron, t’as du bon rouge à la cave. Du Goron d’Alger, ça sonne bien dis-donc… met-m’en un demi-litre, faut que je m’accompagne d’un ami pour la suite …
c’est en effet à la partie des perdants que je m’attaque maintenant. On peut aisément l’imaginer, l’ambiance va être moins festive. Voici Paul en premier. La mine défaite, le moral en berne, il semble avoir pris un gros coup de massue.
alors mon Paulo, tu me sembles très affecté par cette défaite, je me trompe ?
tu vois, Georges, je ne rentre pas sur un terrain de tennis pour perdre. Ce n’est pas dans mon caractère. Je n’ai pas l’habitude d’être le perdant et je ne veux surtout pas m’habituer à cela.
tu prends une raclée au niveau du score aujourd’hui, même s’il y a eu des vrais échanges. Ne penses-tu pas que ton entrainement hivernal tronqué par des blessures et ta pneumonie prend un rôle prépondérant dans ce match perdu.
je ne veux pas me cacher derrière des excuses bidons, ce n’est pas non plus mon habitude. Malheureusement, je pense que à l’exemple de tant de joueurs désireux d’amener quelques choses à son sport et à son équipe, je suis revenu un peu tôt. Djokovic, Nadal, Wawrinka, mais aussi tant d’anonymes, ces cas auraient du m’alerter et me dicter une patience que je n’ai pas eu.
oui en effet, ces exemples sont parlant et devraient être suffisamment significatifs pour faire réfléchir tout un chacun revenant de blessure ou de maladie. Du coup, tu vas t’octroyer un peu de repos ces prochaines semaines.
non, je n’ai pas besoin de voir si loin. Je vais profiter cette semaine d’un jour de congé, jeudi, pour prendre un bon repos et serai d’attaque dés ce dimanche à Yverdon. J’ai une revanche à prendre contre le destin et je ne vais me priver d’aucune occasion.
voilà qui s’appelle de la motivation. J’ai cru comprendre que l’équipe avait repris ses entrainements les mercredis soirs. Maintenant que tu es requinqué physiquement, penses-tu pouvoir libérer de ton temps afin de te remettre en selle en y participant ?
oui je pense faire le maximum pour y venir. Le problème c’est que je bosse toujours aussi loin de notre base et qu’avez les trains, tu ne sais pas si tu parts à l’heure et tu ne sais pas si tu arrives à l’heure. C’est donc super compliqué de pouvoir garantir ma présence. En même temps, si je vois déjà les bobines de l’équipe le dimanche, je ne suis pas sûr d’avoir envie de les voir en semaine.
y-aurait-il des frictions dans le groupe ?
non, non tout va très bien, mais bon je n’ai pas que le tennis dans la vie non plus. Faut bien que je me réserve des temps de respiration aussi si je veux pouvoir durer dans la compétition. Mon corps m’a signalé cet hiver qu’il n’était pas indestructible, j’ai bien reçu le message, merci. Donc je dois aussi lever un peu le pied et doser mes efforts.
voilà qui paraît effectivement sage, en effet. J’ai cru entendre qu’il y a eu une petite friction avec Jean-Luc, concernant le fait que vous auriez du jouer le double ensemble, mais qu’il a finalement préféré le faire avec Jean-Pierre.
non, il n’y a pas de souci, vraiment. Je me réjouissais de faire le double, on forme une bonne paire avec Jean-Luc.
vous n’avez pourtant jamais joué en compétition ensemble.
non, effectivement, mais on est complémentaire. Je suis gaucher, il est droitier. Je suis plutôt petit, il est plutôt grand. Je suis un peu trapu, il a bien maigri. Enfin on fait une vrai bonne paire, quoi. Maintenant, c’est les aléas de la vie d’équipe : une fois tu as le partenaire que tu mérite, une fois pas.
en plus, en jouant le dernier simple, tu n’aurais pas pu participer au double qui a commencé pendant ton match.
oui, bon, ça c’est une question d’organisation. J’aurais bien pu enchaîner direct le double après le simple, s’ils m’avaient attendu. Au vu de leur résultat, ils auraient peut-être du…
et une petite pique, voilà qui va créer une vraie ambiance dans les vestiaires, une nouvelle fois. Eh bien, mon Paulo, je n’ai plus qu’à te souhaiter une excellente suite de saison, pleine santé et de beaux résultats. On va se croiser à Yverdon, certainement.
… j’adore quand ça part en sucette comme cela. On sent bien les égos et les ambitions de chacun. Patron, il me faut un double 51 bien lourd pour fêter cela …
voici le dernier héros des 5 mousquetaires de la rencontre, Serge. Alors mon Sergio que s’est-il passé, trop fumé de cigares cubains ces derniers jours pour tenir la distance ?
oh non, pas du tout. J’ai bien tiré quelques bouffées là-bas et ici depuis mon retour, mais mes trois poumons sont toujours aussi efficaces pas de problèmes à ce niveau là.
alors comment expliques-tu ta défaite, cinglante, il faut bien l’avouer ? Ton adversaire était-il si fort ?
ancien R6, il a du bagage c’est sûr. Mais je dois bien l’avouer, je le sentais prenable aujourd’hui. Un peu plus de chance, un peu plus d’agressivité de ma part et j’aurais pu le mettre en grande difficulté. J’ai essayé, mais ce n’était pas les bonnes conditions pour moi aujourd’hui.
penses-tu que ta coupure cubaine, a cassé ton rythme, ta dynamique mise en place cet hiver ?
je pense que j’avais besoin de souffler un bon coup, pour repartir du bon pied. L’hiver a été long et froid sur les hauts de Lucens. Beaucoup de neige à peller chaque jour afin de pouvoir me rendre à mon travail. Enormément d’heures supplémentaires à effectuer afin de pouvoir avoir assez de vacances pour couvrir mes envies. Cela coûte beaucoup d’énergie et mon voyage à Cuba est tombé bien à propos pour me faire souffler. Peut-être que la longueur du voyage, le décalage horaire, les nuits courtes à danser la Salsa et à boire du Rhum, tout cela m’a un peu perturbé. Je ne vois que cela…
comme Jean-Pierre, tu bénéficies d’un tour de passe-passe de Swiss Tennis pour monter d’un rang dans la hiérarchie, as-tu un commentaire là-dessus ?
eh bien, je dois dire que les cousins siciliens ont fait un excellent travail et surtout d’une pierre, deux coups. Jean-Pierre est un vrai ami et il est intervenu auprès des Siciliens pour je bénéficie moi aussi de leur intervention. Entre amis, il faut savoir se rendre service. Mais ça ma quand même coûté une boîte de cigare et deux bouteilles de rhum par cousin… Je suis juste un peu déçu qu’ils n’aient pas forcé un peu le trait, en m’obtenant un R7 voir un R6, pourquoi pas.
à nouveau statut, nouvelles responsabilités. Tu n’es plus la cinquième roue du char maintenant et tu vas sans doute jouer régulièrement des joueurs du niveau de celui de ce dimanche. Un commentaire là-dessus ?
je suis bien évidement conscient de mes nouvelles responsabilités. C’est évident que je dois hausser le niveau de mon jeu, mais je m’en crois capable. Dimanche prochain, j’aurai récupérer le 100% de mes capacités physiques. Je serai apte à assumer mon nouveau rôle pleinement. Je me présenterai avec plein d’énergie et de volonté afin de ramener le point de mon match. J’ai jusqu’ici toujours échoué dans ma quête du Graal, mais j’ai confiance : cet hiver j’ai vraiment fait des entrainements ciblés, l’été passé j’ai pris un coach personnel, il n’y a pas de raison pour que cela ne donne pas le tour.
tu laisses la place du dernier de groupe à Sébastien, petite satisfaction personnel ?
rien contre Sébastien, mais lui aussi avait profité des largesses de Swiss Tennis la saison passée. Il a vécu une année 2017 catastrophique et même si c’est évidement difficile, il est logique qu’il redescende. Au niveau personnel, ce nouveau matricule me fait du bien, c’est sûr. Je vais pouvoir m’appuyer là-dessus pour me construire une confiance nouvelle et viser les plus hauts sommets. Et puis, c’est vrai que de ne pas être le dernier de classe cette année, cela me va aussi très bien…
merci Serge d’avoir bien voulu répondre à mes questions. Je te souhaite aussi à toi le meilleur pour les prochains matchs, ta première victoire ne saurait tarder à venir si tu gardes cette motivation avec toi.
… et hop, patron, un demi de ton rosé de tout à l’heure, ce serait parfait. Et si en plus c’est ta tournée, alors là on touche au paradis. Non, tu ne me l’offres pas… Bon tant pis, met le sur mon compte alors …
Gérald, assied-toi à ma table et raconte-moi ta journée de dimanche.
mon cher Georges, tu n’es pas sans savoir que mon travail est aussi prenant que ma famille est grande. Les deux facteurs conjugués, tu comprendras aisément qu’il ne m’a pas été facile de suivre assidûment les entrainements officiels du vendredi, ni mon programme d’entrainement physique et individuel. Conscient des lacunes de mon dossier, j’ai spontanément décliné l’invitation de mon capitaine à jouer un simple afin de ne pas prétériter les chances de succès de notre équipe. J’ai par contre sollicité, en contrepartie, le droit de jouer un double. Cela me paraissait équitable. Mes prétentions ont été acceptées et j’ai donc patienté toute l’après-midi pour avoir l’insigne honneur de croiser le fer avec nos adversaires en compagnie de mon capitaine. Nous avons mis tout notre cœur dans cet affrontement, mais malgré nos bonnes qualifications et notre bonne tenue sur le court, nous fûmes défaits. Mais nous n’avons pas rendu les armes sans combatte, ce qui est tout de même à notre honneur.
Julien a laissé entendre que ta responsabilité était engagée dans cette défaite. Que peux-tu lui répondre ?
mon cher Georges, vous connaissez l’esprit taquin de Julien. Ces mots ont certainement, une nouvelle fois, dépassé sa pensée. S’il est vrai que l’on ne m’a pas vu beaucoup lors de nos entrainements hivernaux, il n’a pas non plus fait grandement acte de présence. Je ne peux pas nier une certaine fatigue après la perte du deuxième set, mais je pense qu’il était aussi au bout du rouleau.
lui avait joué un simple avant, ceci expliquant peut-être cela, non ?
non, je ne pense pas qu’il nous faille partir sur ce terrain là, mon cher Georges. Julien entrainé techniquement et physiquement n’aurait pas peur d’aligner deux matchs de suite. Il est donc aussi responsable que moi dans ce qu’il faut bien appeler un échec.
tu as déjà annoncé relativement beaucoup de jour durant lesquels tu ne pourras pas être présent. Penses-tu que la dispersion d’activité dont tu fais preuve n’est pas en contradiction avec le nécessaire besoin en concentration qu’exige la pratique du tennis ?
l’hyperactivité c’est ma vie, vois-tu Georges. J’ai besoin de courir de-ci, de-là pour me sentir exister. Ce n’est pas parce que je cours beaucoup que lorsque je suis dans une activité, je ne suis pas focalisé dessus. Si je suis sur un court de tennis, je suis concentré à 100% sur mon objectif : toucher la balle gagner. Puis quand j’accompagne l’un de mes enfants dans leurs activités, je suis concentré à 100% sur mon objectif : ne pas les perdre dans la foule être présent pour eux. Donc je ne crois pas que cela soit le problème, aujourd’hui. Dois-je d’ailleurs te rappeler que j’avais le même rythme l’année passée et que j’ai gagné des matchs.
mais par rapport à ceux qui seront présents à chaque rencontre, n’y-a-t-il pas une injustice ? Ils sacrifient leur vie de couple ou de famille pour l’équipe. Toi moins…
qu’ils ne viennent surtout pas se plaindre, au contraire. Ils ont ainsi l’occasion d’obtenir plus de temps de jeu, d’engranger de l’expérience et des points dans une compétition de haut niveau. Moi je connais déjà et n’en ai donc pas autant besoin qu’eux. Moi présent, c’est un coéquipier qui potentiellement resterait sur le banc. Je pense que certains sont très contents de me savoir absent.
vu comme cela, c’est clair. Par contre, si les rencontres devaient se jouer le samedi, après dimanche prochain, tu risques de ne plus jouer cette saison et de perdre ton classement chèrement gagné.
ce qu’il y a de terrible dans la compétition, c’est que rien n’est jamais acquis. Un jour tu gagnes, un jour tu perds, il faut savoir l’accepter. Je vais jouer encore à Yverdon où j’espère faire un résultat. Après je laisse le destin guider ma voie, nous verrons bien. Je reste toutefois très confiant sur mon classement, Jean-Pierre m’a expliqué comment il était possible d’influencer son classement sans avoir besoin de jouer. J’adore la Sicile et ferai volontiers un séjour, même court, pour y rencontrer les personnes influentes sur ce genre de thème.
eh bien, avec les membres du TC Lucens, il y a du travail assuré pour certains siciliens. Merci Gérald d’être passé et à toi aussi je souhaite une magnifique et prolifique saison.
… patron, met-moi mon fameux cocktail 51 x 1664, oui tu remplaces l’eau par la bière dans le pastis …
Jean-Luc, tu es le dernier à passer au gril. Prêt pour cette première interview ?
toujours prêt, telle est ma devise.
de tous les membres de l’équipe, tu es celui qui a fait le plus d’efforts physiques et techniques pour te mettre à niveau des ambitions du club. Tu as participé à une majorité d’entrainement à Granges, tu as effectué des entrainements physiques individuels pour perdre du poids et gagner en masse musculaire et tu as même été jusqu’à prendre un coach personnel, R5, pour te distiller des conseils tactiques et techniques. Tes partenaires sont unanimes pour dire que cela a porté ses fruits. Et patatras, quelques jours avant la première rencontre tu te blesses bêtement sur un échafaudage. Cela ressemble presque à une faute professionnelle à ce niveau-là, non ?
je dois avouer que dimanche j’ai du puiser au fond de moi pour ne pas exploser. J’ai effectivement pris sur moi et utiliser toutes les techniques apprises sur les Alpettes pour ne pas couler une bielle. C’est la faute à pas de chance, mais j’étais malheureusement vraiment incapable de tenir un simple. Ceci dit, quand je vois le résultat de certains de mes coéquipiers, j’aurais peut-être du essayer…
certains vont apprécier. Durant la saison hivernale, tu as affiché tes ambitions de montée en deuxième ligue. Ce revers remet-il déjà en question cette ambition ?
il est certainement trop tôt pour tirer des plans sur la comète. Je pense que nous avons la qualité pour viser le sommet, mais pour cela il faut que chacun face son autocritique et réfléchisse aux moyens à mettre en œuvre pour passer le cap nécessaire. Prends par exemple Sébastien : il s’est mis à faire du vélo ce printemps pour améliorer sa condition physique et dimanche il gagne son match. Il faudra évidement confirmer cela mais il y a peut-être une relation de cause à effet.
dans cette remise en question, il y a aussi le nombre de présence aux rencontres, la mise à disposition de tout un chacun. Et là, cette année tu n’es pas le meilleur exemple, en t’annonçant blessé ce dimanche, absent le dimanche prochain…
oui, mais non, je t’arrête immédiatement : ce dimanche ce n’est pas de chance. Cela peut arriver à n’importe qui, du moins à ceux qui bossent en dehors d’un bureau. Eux, ils ne risquent pas de se blesser sévèrement : un foulage de doigt sur le clavier ou un lâcher de crayon sur un pied, cela n’a jamais empêché de jouer au tennis. Pour dimanche prochain, d’accord, mais j’ai aussi une famille à soigner et je ne suis pas le pire de l’équipe.
parlons un peu du match. Jean-Pierre ne s’est pas senti très soutenu, ton état physique ne t’a, semble-t-il, pas autorisé à soutenir la cadence sur tout le match. Qu’as-tu à répondre à cela ?
l’avantage avec Jean-Pierre, c’est qu’il ne va jamais par quatre chemins. Quand il a quelque chose à dire, il le dit. Donc il m’a annoncé ces griefs à notre retour aux vestiaires. Je me suis d’abord contenu grâce à mes bases des Alpettes, puis la conversation a été plus soutenue. Mais tout va bien, il n’est pas là la semaine prochaine et d’ici sa prochaine présence, les hématomes ne seront plus douloureux.
aïe, le retour des méthodes à l’ancienne ?
parfois, faut ce qu’il faut. Mais rassure-toi, rien de bien méchant. Une petite mise au point un peu virile, mais pas trop. D’ailleurs Gérald et Julien y ont participé aussi.
c’est étrange, du dehors je n’ai rien entendu. D’habitude, je remarque les discussions houleuses.
nous avons très bien pris conscience qu’aujourd’hui un déficit d’image pourrait nous faire perdre des sponsors. De plus ce qui se passe dans un vestiaire devant y rester, et au vu des fuites dans la presse ces dernières saisons, nous avons donc décidé de nous bagarrer discrètement. Nous donnons les coups en silence et crions nos douleurs en sourdine. C’est finalement tout aussi efficace, mais moins douloureux pour les oreilles.
voilà qui ne va pas simplifier mon travail d’information. Selon toi qu’est-ce qui n’a pas fonctionné dans votre double, puisque cela n’est pas ta blessure ?
attention, je ne renie pas une certaine responsabilité, mais Jean-Pierre ne m’a pas aidé sur ce coup là. Plus le match avançait plus mon dos me faisait souffrir. Il était donc important que nous raccourcissions les points afin de me ménager. Pour cela il fallait que nous attaquions. Mais Jean-Pierre, l’attaque ce n’est pas son truc. Plus le match avançait, plus il envoyait des balles hautes, relativement molles. Nos adversaires n’avaient d’autres choix que de faire pareil et les échanges s’éternisaient. On se serait cru dans un match de Suédois des années huitante. Alors oui, à la fin je n’en pouvais plus, mais c’est au début que nous aurions pu et du faire la différence.
d’accord, ton explication se tient. C’est aussi ça, le jeu d’équipe : utilisé ses forces et ses faiblesses pour battre l’adversaire. En tant qu’ancien du foot, vous auriez du savoir cela et monter votre tactique en fonction. Bon, Jean-Luc, je ne te retiens pas plus longtemps, va soigner ton dos et nous nous reverrons à Valeyres pour la suite de tes aventures.
… patron, j’ai fait le tour là, tu me mets une chope et je m’en vais …
allô, Laurent ? Oui, salut. Oui, j’ai terminé mes interviews. Non, je ne t’ai pas oublié mais tu n’as pas joué et tu n’étais même pas présent alors je ne pensais pas que tu voulais faire un commentaire.
oui, on m’a expliqué. Le départ de ta fille pour un long voyage. Tous les prétextes sont bons pour faire la fête dans la famille. En plus c’est la saison des mariages qui démarre là, tu risques à nouveau d’être très sollicité. Enfin c’est toi qui vois. Tu veux me faire un commentaire sur le résultat.
nul, non c’est un peu fort tout de même. Oui, effectivement cela n’est pas mieux qu’il y a deux ans contre le même adversaire.
peut-être que si tu avais été là, il y aurait deux points de plus. Mais bon, comme on dit, les absents ont toujours tort. Tu ne peux pas en vouloir à l’équipe pour ton absence tout de même.
tu tenais à féliciter Jean-Pierre et Sébastien. Cela devrait leur faire chaud au cœur. Oui, oui, cela sera publier, ne t’inquiète pas.
bon on se voit dimanche à Yverdon. Oui, c’est dimanche. Quoi, c’est la fête à Lucens, à partir de jeudi. Et ben te voilà bien pour être en forme dimanche. Allez à plus.
… patron, cette fois je te prends deux bières à l’emporter, oui en bouteille ce sera plus facile à transporter, et je m’en vais. Merci pour le service c’était extra …
cher ami lecteur, j’espère que cette interview t’aura donné quelques clefs, te permettant de faire une image précise de cette nouvelle saison. Les joueurs sont motivés, aucun doute là-dessus. S’ils arrivent à mettre leur ego de côté et à travailler ensemble dans le seul but de vaincre, il se pourrait que le mauvais résultat de ce dimanche, ne soit qu’une péripétie de parcours. Une première réponse devrait être disponible au soir du dimanche 13 mai, à Yverdon. Yverdon, une des grosses équipes du groupe, qui a perdu quelques plumes contre Aigle ce week-end. Attention amis Lucensois, un animal blessé est toujours dangereux…
Georges Boissabierre pour 1664 Farniente Corporation, Lucens, mai 2018


Salut gorges surtout continue de boire 🍺ces apéros et continue d’écrire sa va payer pour toi Magnifique ✏️ C’est vrais que je suis un peux déçus mais l important c est de participer et d avoir du plaisir mais c’est vrai qu’il y a un petit problème psychiatrique alors je pense qu’il faudra prendre un caisse de bière pour nous donner un peux de courage avant les match Ou une petite 💉💉💊alors à dimanche au bord du terrain vive le tennis 🎾 .Salutations
Merci Laurent,
Pas de souci, je ne vais surtout pas arrêter les apéros, c’est dans la dive bouteille que mon inspiration éclot. C’est un plaisir de savoir que mon lecteur c’est toi et que j’ai au moins réellement un lecteur :). J’espère que tu prends du plaisir à suivre nos aventures légèrement romancées.
J’amènerai volontiers de la bière à l’équipe, mais je ferai cela après un entraînement, certains membres ont déjà assez de mal à voir les balles en match, il ne faudrait pas les déstabiliser plus que cela.
A très bientôt au fond d’un bar ou d’une buvette.
Georges