D’aucuns se sont permis de me faire remarquer que le tirage au sort des groupes et des équipes pour la saison 2019 avait eu lieu depuis longtemps, et que je n’avais pas encore réagi…
Ces d’aucuns ont tout à fait raison, cher ami du beau tennis. Pourtant si je ne réagis qu’aujourd’hui, avec en effet beaucoup de retard, c’est que je suis resté sous le choc… Oui, je pèse mes mots, sous le choc…
Imagine, cher ami du beau tennis, notre club de cœur, que nous supportons et voulons voir gagner, tout gagner, va se coltiner dans l’ordre : Bière, Founex, Montchoisi et Yverdon-les-Bains… Comment ! tu ne vois pas le problème ? Eh bien c’est que tu n’es pas aussi affûté que moi pour détecter les problèmes avant qu’ils n’arrivent. Tu es d’ailleurs tout pardonné, analyste ce n’est pas ton métier mais plutôt le mien. Lis donc les quelques lignes qui suivent et tu comprendras ma stupeur…
C’est la quatrième année que notre club adoré, Lucens, prendra part aux interclubs. Nous sommes tous d’accord pour dire que les joueurs présents sur le court ont des qualités indéniables, même si parfois très, très bien cachées, pour jouer et obtenir la promotion. On est tous d’accord pour dire que, lors des trois premières saison, aucun des adversaires rencontrés n’étaient à la hauteur de la technique et du mental de nos joueurs. Pourtant, force est de constater que les bras cassés déjà vieillards joueurs qui nous représentent végètent encore et toujours en 3ème ligue, l’antichambre de l’enfer… Or en regardant les adversaires de la saison 2019, il est à craindre que le changement ne soit pas pour maintenant…
En 2018, Bière (ndla : quel nom infiniment sympathique pour un village…) a fini avant- dernier de son groupe, deux points devant le dernier, mais loin, très loin des premiers. Cela pourrait être vu positivement depuis Lucens : démoralisés, démobilisés, les Biérois ?, les Biéritois ?, les Alcoolisés ? vont être bon à manger tout cru, marinés qu’ils auront été durant toute la dernière saison. Oui, mais non : en 2018, ils ont joué en 35+ et pas en 45+. Voilà donc à nouveau une équipe habituée à des rythmes infernaux, bousculée qu’elle aura, jusqu’ici, été par des petits jeunes. Nos amis Lucensois devront donc se méfier et serrer les boulons lors des derniers entraînements afin de rivaliser en vitesse et en vélocité. Il leur faudra oublier très vite le mode diesel pour se mettre au nitroglycériméthanol cher à Edouard Bracame…
Founex, par contre jouait la saison passé chez les 45+ et les joueurs n’ont pas réussi à échapper à la dernière place de leur groupe. Bonne nouvelle ? Oui, mais non, encore non : ils jouaient en deuxième ligue eux… Encore une fois, souvenez-vous de la déculottée prise par nos joueurs à Vufflens-la-Ville dans la même configuration, le rythme risque d’être autrement plus élevé que celui que sont capable de gérer nos amis lucensois… En plus, on connaît tous les moyens que peuvent mettre en œuvre les clubs genevois. Hein ? Founex c’est vaudois ? Oui, bon ok, je suis pas journaliste pour Geo Magasine non plus. Et c’est tellement près de Genève que cela autorise tout de même le doute, non ?
Montchoisi, ah Montchoisi… À Lausanne, c’est une institution, la Maison du Tennis… C’est le club des stars, Anita Protti (R5) y joue, c’est vous dire… Les Lucensois vont toucher au Graal en se déplaçant là-bas. Ils risquent aussi de s’y brûler les ailes tel Icare, tant le réservoir de joueurs de qualité y est grand. Avec pratiquement 800 membres, dont les deux tiers sont des hommes, il devient plus aisé de former des équipes compétitives… Pourtant, eux aussi ont fini beau dernier de leur groupe la saison passée… oui, mais non, à nouveau non, la nouvelle n’est pas bonne : eux aussi ont joué en 2ème ligue…
Enfin, il reste Yverdon-les-Bains… Enfin un club à taille plus humaine, et donc à la portée de nos joueurs… Oui, mais non, une quatrième fois non : Lucens a perdu la saison dernière lors de ce déplacement au bord du lac… De peu, je te l’accorde, cher ami du beau tennis, mais même d’un seul point, c’était une défaite…
Bon, bon, bon… Tu me connais maintenant suffisamment, cher ami du beau tennis, pour savoir que d’une situation difficile, voire définitivement désespérée, je suis capable d’en ressortir du positif… Oui, mais là, là, làâââââ… que dire… Ah oui, tout de même, il y a deux déplacement chez l’ennemi l’adversaire sur les quatre rencontres et comme c’est à Bière et à Montchoisi, je, nous devrions y trouver des buvettes convenablement achalandées… Ce serait tout de même une misère de ne pas trouver, à Bière, un choix démesuré de boissons à base de houblon et, au vu du standing du club, que le champagne ne coule pas à flot à Montchoisi. En tout cas, et pour revenir dans le négatif, je me suis renseigné sur les améliorations de la buvette de Lucens… Résultat : c’est toujours aussi sec que le désert du Namib…
Haut les cœurs, cher ami du beau tennis, haut les cœurs joueurs lucensois, il n’y a pas de raison de se laisser aller, une bonne et inattendue surprise est toujours possible… Et puis, comme disais mon très cher et unique ami, Jules Finisonvère : la situation ne peut jamais être pire qu’une cantine sèche et sans alcool…
Georges Boissabierre, mars 2019, Lucens
PS. Ci-après, les dates prévisionnelles des rencontres
23.06. Bière – Lucens (replanifié cause temps pourri)
12.05 Lucens – Founex
26.05 Montchoisi – Lucens
16.06 Lucens- Yverdon

