Fairplay Puidoux

Cher ami du Tennis de Lucens,

C’est à un dimanche noir qu’ont été confrontés nos joueurs préférés ce 30 août. L’année 2020 ne sera décidément pas une année comme les autres…

Pour une fois, ce ne sont pas les résultats qui feront date mais bel et bien un événement de politique interne, catastrophique et attristant : le capitaine de notre équipe de cœur, l’homme grâce ou à cause duquel elle existe, celui qui l’a construite à la sueur de ses dessous de bras, je veux nommer évidement Julien, a décidé de rendre son tablier, de quitter sa fonction avec effet immédiat… Blessé dans son corps mais surtout dans son âme, il a annoncé à son équipe vouloir prendre du recul…

Je ne veux pas m’étendre sur les raisons de ce départ, il ne m’appartient pas de juger et de prendre position sur des événements dont je ne connais pas assez les détails et la profondeur. Je suis journaliste et en tant que tel, je me dois l’objectivité totale et impartial. Je pourrais investiguer, monter un dossier et l’amener sur la place publique, mais à quoi bon. Nous devons aller vers l’avant en essayant de vivre avec le passé, même s’il n’est pas toujours rose.

Non, je ne veux pas ici et aujourd’hui polémiquer, mais je veux rendre hommage à celui qui a mis tant d’énergie à monter une équipe digne de ce nom dans un club qui, il y a 5 ans encore, était moribond, voir inexistant. Son initiative aura permis d’insuffler une motivation nouvelle dans l’esprit de quelques joueurs qui sont aujourd’hui les moteurs actifs du TC Lucens. Un club de sport ne vit que par ceux et celles qui montent au front et qui participe à sa vie et à son animation. Julien l’a compris avant les autres et a œuvré pour le club en s’investissant tant au niveau des interclubs qu’au niveau des juniors, l’avenir : je pense que même si aujourd’hui ce n’est pas visible de manière évidente, beaucoup lui en sont reconnaissant.

Loin de moi l’idée d’écrire ici une nécrologie, j’aimerais au contraire écrire un message d’espoir. L’espoir de revoir Julien rapidement sur les courts, en forme et motivé, la banane sur le visage, jouant un jeu qu’il aime tant. L’espoir que tous les membres du club comprennent qu’un investissement aussi important en plus d’autres activités professionnelles prenantes, est une charge et pas une évidence : alors oui, les bougons ont raison, tout n’a pas été toujours fait tout juste, tout n’a pas été systématiquement fait dans les délais les plus stricts et tout n’a pas été fait obligatoirement dans le sens que certains auraient espéré, mais tout a été fait au final avec une volonté évidente de travailler pour le club. Pour ceci et pour tout le reste, je pense que nous pouvons tous dire sans arrière pensée : merci Julien. Enfin, l’espoir aussi de voir cette équipe, notre équipe et son esprit de corps, survivre à ce petit cataclysme.

Selon mes sources, une discussion va avoir lieu très rapidement afin d’assurer dans un premier temps la suite des interclubs puis, dans le courant de l’hiver, de structurer clairement le fonctionnement de l’équipe afin de contenter, tant se faire que peut, chacun de ses membres.

Merci Julien pour les bons moments passés ensemble sur et au bord des courts : je te dis à très bientôt car, j’en suis convaincu, une fois les blessures du corps disparues le manque se fera ressentir. Et puis, il y a un certains nombres de joueurs qui se réjouissent de te mettre une branlée sur les nouvelles installations.

Et la partie sportive de ce dimanche me direz-vous ? Eh bien, pour ne pas déroger à l’ambiance actuelle, la rencontre contre Fairplay Puidoux n’a pas pu avoir lieu, la pluie s’étant invitée presque au dernier moment. Puidoux n’a pas pu offrir de solution de replis, les joueurs sont ainsi restés au chaud chez eux, peut-être à ruminer les événements du jour. Comme la saison est compliquée cette année, la rencontre ne sera pas rejouée ultérieurement et les deux équipes ne recevront ainsi aucun point.

Cher ami du Tennis de Lucens, c’est le cœur gros que je te laisse à tes propres réflexions, tout en te donnant rendez-vous le samedi 5 septembre à Etoy pour ce qui devrait être, nous l’espérons tous, l’entrée en matière en 2ème ligue de notre équipe préférée… The show must go on…

Georges Boissabierre, pour 1664 Farniente Corporation, Août 2020, Lucens

 

 

 

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